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Peugeot 205 turbo 16 : groupe b homologuée

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Peugeot 205 turbo 16 : groupe b homologuée
par :
Atome Automobile Club

Les passionnés de Rallye se remémorent toujours avec émotion et nostalgie les incroyables Groupe B des années 80, où les constructeurs se livraient une bataille acharnée et produisaient des monstres de puissance. Heureusement, il reste un héritage de cette époque regrettée avec la production d’une petite quantité de modèle de série. La Peugeot 205 Turbo 16 n’a pas échappé à la règle !

Peugeot 205 Turbo 16

Merci la competition

Que les contraintes de la compétition ont parfois du bon ! Dans les années 80, le règlement pour homologuer les voitures de Rallyes dans la monstrueuse catégorie des Groupe B imposait la production d’un minimum de voitures de série. Souhaitant courir en Groupe B avec un moteur en position central arrière et 4 roues motrices, Peugeot n’avait pas le choix que de produire un modèle de série qui avait finalement peu de chose à voir avec le modèle original : la 205 Turbo 16.

Et l’on peut dire que Peugeot a eu le nez creux puisque le modèle de Rallye s’imposa au championnat du monde des pilotes et des constructeurs avec Timo Salonen en 1985 et Juha Kankkunen en 1986 !

Les Groupe B étant interdites pour raisons de sécurité en 1987, Peugeot recycla sa 205 en Rallye-Raid et c’est avec elle qu’Ari Vatanen gagna le Paris-Dakar en 1987, tout comme Juha Kankkunen l’année suivante. Bonne à tout faire, elle eut également l’occasion de fouler ses pneus sur la mythique montée de Pikes Peak.

Avec cette obligation de production, on a ainsi eu le plaisir de voir également des Audi Quattro ou des Lancia Rally 037 qui étaient des voitures de Rallye tout juste homologuée ! La Peugeot 205 Turbo 16 fut du même acabit. Pas forcément très aboutie, peu utilisée par ses propriétaires, elle est aujourd’hui un véritable objet de collection.

On dirait bien une peugeot 205 !

Si elle partage très peu d’éléments en commun, elle ressemble pourtant bien à une Peugeot 205 ! Mais une 205 gonflée aux hormones puisqu’elle est élargie de 13 cm et allongée de 12 cm pour atteindre une longueur de 3.82 m. Ce sont surtout les entrées d’air devant les passages de roues arrière qui trahissent la 205 Turbo 16 sur son besoin d’alimenter le moteur, placé au niveau de la banquette, en air frais.

Peugeot 205 turbo 16 : un interieur depouille

A l’intérieur en revanche, c’est bien plus radical. Outre la suppression de la banquette arrière, c’est le dépouillement le plus total avec une instrumentation typée course et dotée de nombreux manomètres donnant des informations précieuses sur les différentes températures.

Le confort est réduit à son minimum, pas question de voir ici une climatisation ou une direction assistée, ce sont surtout les sièges baquet et le pédalier en aluminium qui prennent place.

Blog sympa sur le sujet ici

Les années turbo

Le moteur est directement dérivé du modèle de Rallye et il s’agit d’un 4 cylindres turbocompressé de 1 775 cm3. On pense souvent à tort que la fantastique 405 MI16 est la première Peugeot multi-soupapes, mais en réalité c’est cette 205 Turbo 16 puisqu’elle est munie de 16 valves.

Sur cette version routière, le moteur est largement décomprimé et la pression de suralimentation du turbo KKK est baissée à 0.7 bar ce qui donne une puissance raisonnable de 200 ch à 6 750 tr/min et un couple de 255 Nm à 4 000 tr/min. Grâce à son poids peu élevé, la Peugeot 205 Turbo 16 est capable d’accélérer de 0 à 100 km/h en seulement 6 secondes et atteint la vitesse de pointe de 211 km/h.

Toutefois, le moteur est réputé pour être pointu avec très peu de puissance en dessous de 4 000 tr/min. D’autant que les ingénieurs de chez Peugeot ont énormément dégonflé le 4 cylindres puisqu’il développait plus de 350 ch en Rallye avec un pression de suralimentation de 1.7 bar. Les différentes évolutions et l’usage de 2 turbos le feront passer à plus de 500 ch en Groupe B, et même 650 ch dans sa version Pikes Peak !

Il existe un kit appelé PTS (Peugeot Talbot Sport) augmentant la puissance du moteur à 300 ch et le couple à 345 Nm grâce à une augmentation de la pression du turbo (0.85 bar) et l’usage d’une boîte de vitesse à 5 rapports à l’étagement plus court, permettant d’exploiter plus facilement un bloc très « on/off ».

Dans les entrailles de la peugeot 205 turbo 16

Là encore côté châssis, rien à voir avec la Peugeot 205 de série, ni même la version GTI ! Le moteur est placé à l’arrière en transversal et la Turbo 16 dispose d’une transmission à 4 roues motrices indispensable pour espérer gagner en Rallye. Comparée à l’Audi Quattro, la Peugeot 205 Turbo 16 était bien plus agile sur le bitume grâce à une configuration privilégiant le poids et la motricité sur l’arrière, quand l’Audi devait conjuguer avec un 5 cylindres placé en porte-à-faux avant préjudiciable à l’équilibre.

Sur cette version de route, le poids est de 1 145 kg à vide, environ 1 210 kg avec les pleins, et sa répartition est de 46 % sur l’avant et 54 % sur l’arrière quand le différentiel envoie 33 % de la puissance sur l’avant et 67 % sur l’arrière, ce qui permet un comportement typé « circuit. ».

D’autant que l’allongement de 12 cm profite intégralement à l’augmentation de l’empattement. Ainsi, les porte-à-faux sont très réduits et le comportement routier est exemplaire.

A noter que le kit PTS optionnel permettait de baisser le poids à 1 035 kg à vide, environ 1 100 kg avec les pleins, ce qui en faisait une petite bombinette au rapport poids/puissance incroyable !

Une cote démesurée

Déjà au moment de sa sortie, elle n’était pas donnée puisqu’elle était vendue 290 000 francs et le kit PTS était proposé pour… 180 000 francs supplémentaires ! Avec seulement 200 exemplaires produits, la cote de la Peugeot 205 Turbo 16 s’envole vers des sommets inatteignables. Alors qu’elle pouvait s’échanger contre environ 30 000 € en 2005 et 40 000€ en 2013, la spéculation sur les modèles youngtimer très rares a fait son œuvre puisqu’il faut désormais débourser un minimum de 250 000 €… Si vous en trouvez une !

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